Władysław Ślewiński (1856 – 1918)

Władysław Ślewiński. Le Petit port à Doëlan

Lot 58. Ladislas SLEWINSKI (1854-1918). Le Petit port à Doëlan, circa 1916. Huile sur toile. Signée au dos. 55 x 73 cm. Tampon encré au dos de la toile « Wladyslaw Slewinski ze spuscizny posmiertnej. E.Slewinska » Estimate 25,000 – 35,000 euro. Gros & Delettrez. 10/22/21

Orgia prac Władysława Ślewińskiego we Francji. Do wyboru: pejzaż, martwa natura oraz portret. Dobra proweniencja, niskie ceny estymacyjne, jedynie wysoka prowizja domu (30%) z czego będą sie cieszyły polskie domy aukcyjne by do tych procentów szybko doszlusowac. Proszę się bić o te prace Panie i Panowie a zostawciew spokoju te współczesne kropki, kreski i koła, których i tak nie rozumiecie a jedynie udajecie, że to jest sztuka – sami się oszukujecie.


Nature morte à la cruche verte

Lot 59. Ladislas SLEWINSKI (1854-1918). Nature morte à la cruche verte, circa 1902. Huile sur toile. Au verso une seconde composition cloisonniste, « Maisons au bord de la Mer (le Pouldu ?, 1911 ». 46 x 55 cm. Provenance : – Atelier de l’artiste,  – Collection Primel, – Dans la descendance. Bibliographie : Catalogue raisonné de Ladislas Slewinski, par Wladyslawa Jaworska, Editions du Musée Populaire de Varsovie, 1981, (n°99), illustré sous le n°83, notice 99 p 91. Pour la composition au verso « Maisons au bord de la Mer (le Pouldu ?, 1911). verso illustré sous le n°254, notice n°282 p116. Estimate 20,000 – 30,000 euro. Gros & Delettrez. 10/22/21

Maisons au bord de la Mer (le Pouldu ?

La nature morte est pour Slewinski un moyen essentiel et tout à fait personnel de traduire la réalité picturale, à parfaite égalité avec les possibilités du paysage et du portrait. Ses premières natures mortes sont exécutées sous l’influence de Gauguin qui lui-même avait appris sa leçon de Cézanne. Toutefois, très vite le peintre adopte des arrangements d’une grande simplicité : choix d’objets modestes, coloris limités, lumière répartie de manière égale sans brillances ni ombres excessives, matière minimale élégamment lissée par le pinceau. Slewinski nous livre ici un chef-d’œuvre de la nature morte où le mystère et le silence sont la manifestation accomplie de l’âme polonaise du peintre.

Kompozycje martwych natur Ślewińskiego charakteryzują się niezwykłą prostotą ujęcia : pospolite przedmioty, skromna gama kolorów, światło padające równomiernie i nie tworzące zbędnych cieni i odblasków, płaska plama barwna upłaszczona płynnym duktem pędzla.

Owe ciche istnienie przedmiotów skłania do kontemplacji i wzmacnia wrażenie «zwyczajnej niezwykłości».

Również i w tej martwej naturze Ślewiński oddaje nastrój tajemniczości i ciszy które są kwintesencją jego polskiej duszy.


Vieil homme au fond rose

Lot 60. Ladislas SLEWINSKI (1854-1918). Vieil homme au fond rose, circa 1899. Huile sur toile. Titrée au dos. 60 x 48 cm. Provenance : – Atelier de l’artiste, 48, notice n°62 p 87. Estimate 8,000 – 12,000 euro. Gros & Delettrez. 10/22/21

Reprenons quelques lignes de l’ouvrage essentiel de Wladyslawa Jaworska dans le chapitre sur Slewinski : « des portraits statiques, l’absence de gestes, l’expression intensifiée au détriment des accessoires, une tendance presque nulle à la décoration, une peinture sage, profonde, réfléchie : voilà en résumé Slewinski…  C’est ainsi que Slewinski voulait se faire connaître et laisser son nom dans l’histoire… » et dans le catalogue raisonné de 1982 de la même autrice : « Slewinski choisissait, pour les portraiturer des types communs… le regard indifférent, triste ; le modèle contemple, son esprit est absent. » Dans « Vieil homme au fond rose », Slewinski additionne à cette absence habituelle d’expression des détails qui révèlent quelque chose du modèle : de grands yeux bleus brillants, hypnotisant par leur fixité font penser à quelque désordre psychique, une barbe inégale qui mange largement un visage amolli par le temps et des épaules tombantes épousées par une vareuse sans âge nous renseignent sur une vie d’un accablant labeur. On oserait évoquer le XVIIe siècle français et les frères Le Nain.

Au-delà de cette quête d’humanité que le peintre va rechercher au plus profond du modèle, on admirera la modernité picturale et les leçons de Gauguin : les formes du corps sont cernées par un pinceau noir et d’audacieuses couleurs improbables parsèment le tableau tel le rose du fond, les tons lilas de la barbe et les touches vert pomme de la chemise et de la lèvre inférieure.

Godne podziwu są tutaj syntetyczne kształty, dzięki którym Ślewiński wydobywa istotę czlowieczeństwa w przedstawionej postaci. Zwraca uwage nowoczesny styl malarstwa i lekcje jego przyjaciela Gauguin : obwiedzione wyrazistym czarnym konturem formy, niezwykłe i esencjonalne barwy : róż w tle, liliowy odcień brody czy nietypowa jasna zieleń koszuli i dolnej wargi.