Bolesław Biegas (1877 – 1954)

Bolesław Biegas. Światowid, 1912

Światowid Bolesława Biegasa w postaci oryginalnego gipsu. Wartość muzealna i w dodatku być może rzeźba ta nie była odlana w brązie. Spora niespodzianka rynkowa. Millon sprzedane na tej aukcji sporo poloników lecz żaden z nich wartością nie dorówna tej pracy.

Lot n°73. Boleslas BIEGAS (Koziczyn 1877- Paris 1954) Swiatowid Réalisé en 1912 Plâtre original à patine blanche et beige nuancée Hauteur : 203 cm Largeur : 34 cm Profondeur : 35 cm Signé sur la base “B. Biegas” et sur une autre face titré “Cztery Strony Surata” (Manques, éclat au nez) Avis d’inclusion dans le catalogue raisonné des sculptures de Boleslas Biegas en cours d’élaboration par Xavier Deryng, sous l’égide de la Société Historique et Littéraire Polonaise/Bibliothèque Polonaise de Paris, légataire universel de l’artiste. Un droit de tirage est accordé sous réserve de remettre un exemplaire à la société Historique et Littéraire Polonaise. Swiatowid était la principale divinité polycéphale adorée par les anciennes tribus slaves, qualifié de « deus deorum » par les chroniqueurs du Moyen Âge, comme Helmold de Bossau et Saxo-Grammaticus, Svantovit était considéré comme le Dieu suprême du panthéon slave. En 1848, une colonne en pierre, de 2,57 mètres de hauteur, à quatre faces fut découverte en Ukraine, dans le Zbrucz, affluent du Dniestr, à Horodnica. Elle fut transportée dans la propriété du comte Mieczyslaw Potocki qui l’offrit à la Société des Sciences de Cracovie. La statue fut ainsi baptisée en polonais Swiatowid et exposée dans le vestibule du siège de l’Académie des Sciences Polonaise, située non loin de l’École des Beaux-Arts rue Slawkowska. Le Swiatowid de Zbrucz marquera ainsi profondément Biegas au cours de ses études. Cette idole constituera l’une des sources du primitivisme et du géométrisme de ses sculptures, comme le soulignait dès 1902, Stanislas Gierszynski dans sa contribution au numéro spécial de la Plume : « Swiatowid » l’antique dieu de la mythologie slave renait avec lui. Ses quatre faces providentielles embrassent les autres coins de l’univers » Swiatowid apparaitra également dans les pièces de théâtre de Biegas. En 1904, dans son drame, Lechit, il décrit un Sphinx à la tête énorme à quatre faces et en 1915, dans la dernière scène des Mystères de la Guerre, Swiatowid intervient pour annoncer la résurrection de la Pologne. Provenance : Atelier de l’artiste Inventaire de Jan Szymanski, n° 62 Galerie Jan Krugier, Genève, 1975 Atelier de Boleslas Biegas (1877-1954), sculptures et tableaux par le ministère de Me Pierre Cornette de Saint Cyr, Paris, Nouveau Drouot, Mardi 30 juin 1987, n° 77. Exposition : Salon de l’Union Internationale des Beaux-Arts et des Lettres, Paris, Champs-Élysées (Alcazar d’Été), 1er octobre – 3 novembre 1911, n° 91, Les quatre coins du monde, plâtre. Le catalogue précise que la version en marbre était proposée pour 12. 000 francs. Biegas avait également envoyé à ce Salon deux autres plâtres, La Terre, Le Soleil ainsi que Le Penseur (Naissance de la pensée) en bronze. Edvard Munch avait également participé à ce salon avec six peintures. Exposition Boleslas Biegas, Galerie Jan Krugier, Genève, 1975, reproduit p. 19, n° 41. Bibliographie : Xavier Deryng, Boleslas Biegas, sculptures-peintures, catalogue d’exposition, Paris, trianon de Bagatelle, 1992, pp.33-39. Estimation : 20 000 € – 25 000 €. Millon et Associes. 02/15/23

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